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« La Pyramide d’Abidjan : un trésor brutaliste qui se réveille pour briller à nouveau » – sunuculture

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« La Pyramide d’Abidjan : un trésor brutaliste qui se réveille pour briller à nouveau »

Dans la ville dynamique d’Abidjan, la Pyramide d’Olivieri, un exemple emblématique de l’architecture brutaliste, célèbre ses 50 ans en 2023 en tant que témoin vivant du passé et du présent. Cette structure iconique du quartier ivoirien du Plateau, qui a longtemps été délaissée, pourrait-elle être sur le point de retrouver sa gloire d’antan ?

Lorsque l’on arrive au Plateau par l’avenue Chardy, les bâtiments coloniaux blancs du passé s’effacent devant les gratte-ciel ultramodernes. Au milieu de ce paysage urbain en constante évolution se dresse la Caisse de stabilisation et de soutien des prix des productions agricoles (Caistab), qui abrite le ministère de l’Agriculture et le Conseil café-cacao. Cette tour, l’une des premières à voir le jour après l’indépendance, a été conçue pour rappeler l’importance de l’agriculture dans l’économie ivoirienne, selon la vision du président Félix Houphouët-Boigny.

À quelques pas de là se trouve le Postel 2001, un édifice moderne des années 1980 aux vitrages rosés étincelants. Au cœur de ce quartier des affaires en pleine expansion, la Pyramide se distingue par son architecture brutaliste, créant ainsi un contraste audacieux avec son environnement. Imaginée par l’architecte italien Rinaldo Olivieri et érigée entre 1968 et 1973, cette construction en béton brut et lamelles en aluminium est devenue un véritable trésor du patrimoine ivoirien, et reste l’œuvre la plus célèbre d’Olivieri. Elle incarne le style brutaliste des années 1950-1970 et continue d’inspirer les architectes et les étudiants en architecture du monde entier.

La Pyramide, bien qu’ayant survécu à l’épreuve du temps, est également une icône du Plateau. Selon Jacques Ehouo, député-maire du quartier, ce bâtiment est un lien entre le passé et le présent, restant futuriste malgré les années. La structure du bâtiment, bien que soumise à la pollution et à l’usure, a résisté admirablement, grâce à son design bioclimatique. Elle offre un exemple de l’utilisation de matériaux locaux pour optimiser la luminosité et la ventilation.

En pénétrant dans la Pyramide, on est accueilli par deux escaliers en aluminium menant aux étages supérieurs, surmontés de lustres métalliques en forme de triangle, qui rappellent la silhouette du bâtiment. Malheureusement, des années d’abandon ont laissé des marques, avec des infiltrations d’eau et des vestiges des derniers occupants visibles à travers les fenêtres poussiéreuses. Une plaque discrète rappelle l’origine de l’immeuble, son architecte et son promoteur, soulignant la complexité du litige de propriété qui a retardé sa rénovation.

La Pyramide était autrefois un centre commercial animé au cœur du Plateau, mais elle a fini par être délaissée en raison de problèmes de propriété et de sécurité. Cependant, la menace de démolition a été écartée, et des artistes locaux se mobilisent pour redonner vie à ce trésor architectural. L’initiative « Pyramide 2023 : demain est déjà né » a vu naître des peintures extérieures colorées et des performances artistiques, mettant en lumière l’importance culturelle de l’immeuble.

L’avenir de la Pyramide reste incertain, mais la destruction n’est pas à l’ordre du jour, et des propositions de rénovation abondent. Un projet ambitieux, intitulé la « Pyramide des arts modernes et de l’histoire d’Abidjan (PAMH’A) », vise à transformer le bâtiment en un espace culturel polyvalent. L’architecte Francis Sossah, porteur de cette vision, espère que la Pyramide deviendra un lieu de rencontre, de création artistique, et de célébration de la culture ivoirienne. Un nouvel espoir émerge pour cette icône architecturale, prête à briller à nouveau au cœur d’Abidjan.

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