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25 ans de bonnes vibes :: Dread Maxim, la légende célébrée jusqu’au 14 février 2026

Le mythique centre régional culturel Blaise Senghor de Dakar a servi de cadre pour le lancement officiel de la célébration des vingt-cinq ans de carrière musicale de la légende Dread Maxim Amar. Un 19 décembre joyeux et festif illuminé par des transmissions d’énergies positives entre l’artiste multidimensionnel et le public qui savait qu’il n’assisterait pas à un simple concert de routine, mais à un moment de vibrations, de sensations et de vibes. Auteur-compositeur, arrangeur, producteur, guitariste, Dread Maxim est une grande voix du reggae africain. Retour sur un quart de siècle de carrière musicale, jalonnée d’enseignements, de souvenirs et de moments inoubliables

Entre présence forte et voix reconnaissable entre mille et une énergie intacte malgré le quart de siècle passé à écrire, vibrer et transmettre, Né d’une mère enseignante et d’un père ouvrier dans les carrières de phosphate de Taïba (région de Thiès), Dread Maxim a su s’imposer sur la scène musicale sénégalaise.
A la fin des années 1990, il lance son premier groupe Big Nation et émerge à une époque où la musique reggae est le mode d’expression privilégié pour communiquer et partager des valeurs importantes comme l’amour, la paix, la fraternité, le respect et la liberté.
Avec « Reggaevolution Time », « Révélation », « Jah Fire », « Souljah » ou encore « Sammkat », l’artiste reggaeman s’est taillé une notoriété sans conteste au Sénégal et sur la scène internationale.
Ses premiers projets, marqués par une écriture crue, sociale et introspective, posent les bases de son identité : raconter la rue sans folklore, parler des doutes sans posture, dénoncer sans moraliser.
Très vite, il se distingue par un flow rugueux mais maîtrisé, et surtout par une sincérité qui lui vaut une fanbase fidèle. Là où d’autres suivent les tendances, lui creuse son sillon.
Au fil des années, Dread Maxim enchaîne les albums devenus des références. Certains marquent par leur radicalité, d’autres par leur ouverture musicale, flirtant avec des sonorités plus mélodiques sans jamais trahir le fond. Mais ce qui fait véritablement sa spécificité, c’est sa capacité à pouvoir mélanger divers courants musicaux, comme le reggae, le rap et la pop, son habileté à composer ses chansons en anglais, en français, en sérère et en wolof.
Plusieurs titres, aujourd’hui comme Use Sa Brain, To Be One, des tubes qui ont traversé les générations. Ils ont résonné dans les quartiers, les voitures, les festivals, devenant des hymnes pour un public qui a grandi avec lui. A l’occasion du lancement de séries de concerts marquant sa présence -un quart de siècle- dans le courant musical reggae, il a su déclenché une vague de chœurs, une forte effervescence, preuve qu’il dépasse le simple cadre d’un genre musical pour entrer dans la mémoire collective. C’est d’ailleurs lors de cette prestation qu’il a formidablement repris Wiri Wiri, une belle chanson signée la star planétaire Youssou Ndour.
À 25 ans de carrière, Dread Maxim n’a rien d’un vétéran figé dans son passé. Il continue d’inspirer une nouvelle génération d’artistes, qui voient en lui un modèle de longévité, d’intégrité et de rigueur dans le travail.

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