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ZERO : Dakar au cœur d’un thriller afropéen et politique

Le film ZERO, entièrement tourné à Dakar, a été projeté en avant-première ce mercredi 12 août au Cinéma Pathé. Réalisé par Jean-Luc Herbulot, ce long métrage mêle cinéma de genre, tension politique et regard afropéen. Le film met également en lumière le savoir-faire sénégalais, après un tournage réalisé en pleine pandémie de Covid-19.

Les faits : « ZERO », un film tourné à 100 % à Dakar

Le cinéma sénégalais accueille une nouvelle production tournée entièrement dans la capitale. ZERO, réalisé par Jean-Luc Herbulot, a été présenté au public dakarois lors d’une avant-première spéciale.

Le film revendique une approche directe et politique. Il s’inscrit également dans une vision afropéenne du cinéma de genre.

D’origine congolaise, Jean-Luc Herbulot développe ainsi un univers nourri par son parcours. Son ambition est claire : reprendre le contrôle des récits et proposer un autre regard sur les histoires racontées à l’écran.

Le choix de Dakar occupe donc une place importante dans le projet. La capitale sénégalaise devient à la fois le décor et l’un des marqueurs de cette production.

« ZERO » : une intrigue sous haute tension

Dans ZERO, deux Américains arrivent à Dakar avec des bombes fixées sur leur torse. Une voix leur transmet leurs missions à travers une oreillette.

À partir de cette situation, le film installe progressivement une atmosphère de tension. Les missions confiées aux deux personnages entraînent alors une succession d’événements.

L’acteur Roger Salah incarne le personnage d’Onaye. Il présente le film comme une œuvre fondée sur la performance et sur une intrigue qui se construit autour des missions reçues par les deux protagonistes.

Ce qui est beaucoup plus important est le message qu’on cherche à faire passer, comme l’a dit le réalisateur », explique Roger Salah.

Cette approche place donc le propos au centre du film. Au-delà de l’action, ZERO cherche ainsi à interroger la manière dont les récits sont construits et représentés.

Le Sénégal au cœur de la production de « ZERO »

Le tournage de ZERO s’est déroulé entièrement à Dakar. Pour Roger Salah, le choix de la capitale sénégalaise ne doit toutefois pas faire oublier la dimension artistique du projet.

L’acteur rappelle que le cinéma s’est développé dans plusieurs espaces. Cependant, il insiste surtout sur l’importance du message porté par le réalisateur.

La production a également associé des acteurs américains et des professionnels sénégalais. Cette collaboration répondait avant tout à une démarche artistique.

Ainsi, le film met en avant l’expertise sénégalaise dans une production internationale. Dakar devient alors un espace de création et de collaboration entre plusieurs univers cinématographiques.

Un tournage réalisé pendant la pandémie de Covid-19

Le film possède également une particularité liée à ses conditions de production. Son tournage s’est déroulé en pleine période de pandémie de Covid-19.

Cette situation a imposé des contraintes particulières à l’équipe. Les gestes barrières ont notamment accompagné le travail sur le plateau.

Roger Salah reconnaît également l’impact de la pandémie sur le temps consacré au tournage. Malgré ces contraintes, la production est parvenue à aller au bout du projet.

Mais cela s’est bien passé », affirme l’acteur à propos des conditions de tournage pendant la pandémie.

Cette expérience illustre les difficultés rencontrées par le secteur cinématographique durant cette période. Elle témoigne également de la capacité des équipes à maintenir les projets artistiques malgré les restrictions.

Les enjeux : reprendre le contrôle des récits

Avec ZERO, Jean-Luc Herbulot défend une vision du cinéma qui dépasse le simple divertissement.

Le film s’inscrit dans une démarche où le genre devient un outil d’expression. Action, tension et politique se rencontrent ainsi dans une production tournée à Dakar.

Cette démarche rejoint également un enjeu culturel plus large. La maîtrise des récits permet aux créateurs africains de raconter leurs propres histoires avec leurs codes et leurs perspectives.

De plus, la présence d’acteurs et de professionnels sénégalais renforce cette dimension. Elle contribue à montrer les capacités du Sénégal à accueillir des productions ambitieuses.

Le cinéma devient donc un espace de collaboration, mais aussi de représentation culturelle.

Une sortie prévue au Cinéma Pathé de Dakar

Après son avant-première du 12 août, ZERO doit désormais rencontrer le grand public.

Le film sera disponible en salle à partir du vendredi 14 août 2026 au Cinéma Pathé de Dakar.

Cette sortie constitue une nouvelle étape pour cette production entièrement tournée dans la capitale sénégalaise.

Pour les spectateurs, elle permettra de découvrir un film de genre porté par une intrigue singulière. Elle donnera également l’occasion de mesurer le résultat d’un tournage réalisé dans des conditions particulièrement exigeantes.

Ce qu’il faut retenir

ZERO marque une rencontre entre cinéma de genre, ambition politique et expertise sénégalaise.

Entièrement tourné à Dakar, le film de Jean-Luc Herbulot s’appuie sur une collaboration entre talents sénégalais et américains. Il porte également une réflexion sur le contrôle des récits et la manière de raconter autrement.

Tourné pendant la pandémie de Covid-19, le projet témoigne enfin de la persévérance des équipes cinématographiques.

Dès le 14 août, le public pourra découvrir ZERO au Cinéma Pathé de Dakar. Une sortie qui place une nouvelle fois Dakar au centre d’une expérience cinématographique internationale.


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